SILVIA, LE PRINCE
LE PRINCE
Eh quoi ! Sil via , vous ne me regardez pas ? Vous devenez triste toutes les fois que je vous aborde -, j'ai toujours le chagrin de penser que je vous suis importun.
SILTIA.
fion y importun! je parlais de lui teut à Theure.
LE PRINGB.
Vous parliez de moi? et ga'en disie;^- vous, belle Silvia ?
SILYXA.
Oh 1 je disais bien des choses \ je disais qtie tous ne saviez pas encore ce que je pensais.
LE PRINCE
Je sais que vous êtes résolue à me reCuser votre cœur, et c'est là savoir ce que vous pensez.
ftlLVIA*
Vous n*étes pas si savant que vous lé croyez 5 ne vous vantez pas tant. Mais dites -moi ; vous êtes un honnête homme, et je suis sûre qqe vous me direz la vérité : vous savez comme je suis avec Arlequin ^ à présent , prenez que j'aie envie de vous aimer^ si je contentais mon envie , ferais * je bien ? ferais- j^» mal ? Là , conseillez - moi dans la bonne £oi.
LE PRINCE
Comme on n'estpas le maître de son cœur, si vous aviez envie de m'aimer, vous serîei ou droit de vous satisfaire ; voilà mon sentiment.
SILVIA
Me parlez - vous eu a mi ?
LE PRINCE
Oui , Silvia , en homme sincère.