‹ OEuvres completes de Marivaux (volume 5)Chapitre 19 sur 316 · SCÈNE XI · texte numérisé non relu

SCÈNE XI

avant ce marchë-là , laissez - moi baiser votre main à mon aise ; cela ne sera pas du jeu.

SltiYIA.

Baisez, cela est juste.

ARLEQUIN loi bail* et rabaûe la maia ; «t api^i, faisant réflexion au

plaisir quHl vient ct*aToir, il dit :

Oh! mais, mon amie, peut-être que le marche nous fâchera tous deux.

SILYIA.

Eh ! quand cela nous fâchera tout de bon , ne sommes-nous pas les maîtres ?

ARLEQUIN

Il est vrai , mon amie. Cela est donc arrête ?

SILVIA

Oui.

ARLEQUIN

Gela sera tout divertissant : voyons pour voir.

( Arlequin ici badine , et Tintmoge ponr rire. ) M'aimCZ-VOUS bcaU-

coup?

SILVIA

Pas beaucoup.

ARLEQUIN, atfrieoMment.

Ce n'est que pour rire au moins; autrement....

SILVIA, riant.

Eh ! sans doute.

ARLEQUIN, pooirtnlTa nt lonjourt la badinerie , et riant.

Ah! ah! ah! Donnez -moi votre main, ma mignonne.

SILYIA.

Je ne le veux pas.

ARLEQUIN, towiaat.

Je sais pourtant que vous le voudriez bien.

SILYIA.

Plus que vous; mais je ne veux pas le dire.

ARLEQUIN, loonant «ncon ici; pou cbangeant àê Aiçon, et ImUmcnt.

Je veux la baiser , ou je serai fâche.

SILVIA

Vous badinez , mon ami ?

ARLEQUIN, toaj«wf trittraicBt.

Non.

SILVIA

Quoi ! c'est tout de bon ?

ARLEQUIN

Tout de bon.

SILVIA, Ml itti tmant U main.

Tenez donc.

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