FRÉDÉRIC, ARLEQUIN
comptant de l'argent dans son chapeau, FRÉDÉRIC.
Bonjour, Arlequin. Es-tu bien riche?
Chut! Vingt-quatre, vingt-cinq , vingt-six et vingtsept sous. J'en avais trente. Comptez vous-même, monseigneur le conseiller^ ne sont -ce pas trois sons que je perds?
FRÉDÉRIC
Cela est juste.
ARLEQUIN
Eh bien! que le diable emporte le jeu et les fripons avec !
FRÉDÉRIC
Quoi ! tu jures pour trois sous de perte ! Oh ! je veux te rendre la joie. Tiens, voilà une pistole.
ARLEQUIN
Le brave conseiller que vous êtes ! Hi ! hi ! Vous méritez bien une cabriole.
FRÉDÉRIC
Te voilà de meilleure humear.
ARLEQUIN
Quand j'ai dit que le diable emporte les fripons, je ne vous comptais pas, au moins.
FRÉDÉRIC
J'en suis persuadé.
ARLB Q m V , recomptant ton argent.
Mais il me manque toujours trois sous.
Non -, car il y a bien des trois sous dans une pistole.
ARLEQUIN
Il y a bien des trois sous dans une pistole! mais cela ne fait rien aux trois sous qui manquent dans mon chapeau.
FRÉDÉRIC
Je vois bien qu'il t'en faut encore une aulre.
ARLEQUIN
Oh ! oh ! deux cabrioles.
FRÉDÉRIC
Âimes-lu l'argent ?
ARLEQUIN
Beaucoup.
FRÉDÉRIC
Tu serais donc bien aise de faire une petite fortune ?
ARLEQUIN
Quand elle serait grosse , je la prendrais en patience.