‹ OEuvres completes de Marivaux (volume 5)Chapitre 270 sur 316 · SCÈNE L · texte numérisé non relu

SCÈNE L

TRIVELIN, seul.

Me voici comme de moitié dans une intrigue assez douce ^t d*un assez bon rapport ^ car il m'en revient déjà de Fargent et une maîtresse. Ce beau commencement-là promet encore une plus belle fin. Or, moi qui suis un habile homme, est-il naturel que je reste ici les bras croisés ? Ne ferai-je rien qui hâte le succès du projet de ma chère suivante? Si je disais au seigneur Lëlio que le cœur de la comtesse commence à capituler pour le chevalier , il se dépiterait plus vite, et partirait pour Paris où on l'attend. Je lui ai déjà témoigné que je souhaiterais avoir Thotmeur de lui parler. Mais le voilà qui s*entretient avec la comtesse ; attendons qu'il ait fini avec elle. (ii sort.)

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