‹ OEuvres completes de Marivaux (volume 5)Chapitre 29 sur 316 · LA FÉE, ARLEQUIN · texte numérisé non relu

LA FÉE, ARLEQUIN

tk FÉE.

Je vous avais dit la vérité , comme vous VOyezi

AifttjEQUIIfy avec afte indifférence Apparente.

Oh ! je me soucie bien de cela ; c'est une petite laide qui ne vous vaut pas. Allez, allez, à présent je vois bien que vous êtes une bonne personne. Fi ! qUe j'étais sotl Laisses faire, nous l'attraperons bien, quand nous serons mari et femme.

' tA FÉE;

Quoi! mon cher Arlequin, vous m^ainierezdouc?

ARtEQUin.

Eh ! qui donc? J'avais assurément la vue trouble. Tenez, cela m'avait fâché d'abord^ mais à présent je donnerais toutes les bergères des cham{>s pour une mauvaise épingle. (Doac«ment.) Mais voiiis n'avez peutêtre plus envie de moi j à cause que j^ai été si béte ?

LA FÉE

Mon cher Arlequin, je te fais mon maître, mon maii ] oui , je t'épouse \ je te donne mon cœur, mes richesses, ma, puissance» Es- tu content?

ARLEQUIN, la regardant tendrement.

Ah ! ma mie , que vous me plaisez ! ( Lai prenant la main. ) 3. 4

5o ARLEQUIN POLI PAR L'AMOUR,

Moi 9 je vous donne ma personne, et puis cela encore (c*ctt Mm ekapean) t Ct pUlS CnCOrC Ccla. ( Il lai wMtmm 4p4» au e6ttf, fltail en Ini prenant m Ugu«lte: ) Et jC m^Cn Vais mettre

ce bftton à mon cote.

LA F £ E 9 inqai^te , le Tojant tenir la ba^aelle.

Donnez, donnez -moi cette baguette, mon fils; TOUS la casserez.

ARLEQUIIV.

Tout doucement , tout doucement !

LA FÉE

Donnez donc vite; j'en ai besoin.

ARLEQUIH, la loucbaBl adroilemeat btcc la Itagattle.

Tout beau ! asseyez -vous là, et soyez sage.

LA FEE, tomliant tnr un titfgt 6e gaion.

Ah ! je suis perdue, je suis trahie !

ARLEQUIN, enrianl.

Et moi , je suis on ne peut pas mieux. Oh ! oh ! vous me grondiez tantôt parce que je n'avais point d'esprit ; j'en ai pourtant plus que vous. ( Arieqnin aïo»

fait des MUls de joie ; il rit, il danse , il siflc , el de tempt en Irmps va autonr de la fée , el lui montrant la UgueUe. ; SoyeZ bicil SdgC , madame

la sorcière; car voyez -vous bien cela? ( Aion u appelle font le monde. ) AUons, qu'ou m'apportc ici mon petit cœur. Trivelin, où sont mes valets et tous les diables aussi ? Vite ; j'ordonne , je commande , ou par In sam-

bleU .... ( Ton! eccoBH k m toix. )

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