SCÈNE V
LÉLIO, ARLEQUIN
▲ RLEQUIlf.
Ah çà ! monsieur , voilà qui est donc fait ! C'est maintenant qu'il faut dire : Va comme je te pousse. Vive Famour, mon cher maître , et faites chorus ! Car il n'y a pas deux chemins; il faut passer par là ou par la fenêtre.
LÉLIO
Ah! je suis un homme sans jugement.
ARLEQUIN
Je ne vous dispute point cela.
LÉLIO
Arlequin , je ne devais jamais revoir de femmes.
ARLEQUIN
Monsieur , il fallait donc devenir aveugle.
LÉLIO
11 me prend eavie de m'enfermer chez moi , et de n'en sortir de six mois. (Arlequin tifle.) De quoi t'avises* tu de siffler ?
ARLEQUIN
Vous dites une chanson, et je Taccompagne. Ne vous fâchez pas ^ j'ai de bonnes nouvelles à vous apprendre. Cette comtesse vous aime , et la voilà qui vient vous donner le dernier coup à vous.
LÉLIO, à part.
Cachons-lui ma faiblesse; peut-être ne la sait-elle pas encore.