ANCIENNETÉ DE L4 RELIGION
Xj^ANCiENNETÉ ^ eu matière de religion, est un ca« ractère que la raison respect^ ^ et Ton peut dire ^u^une croyance consacrée par la reùgion des premiers hommes, et par la (implicite des prer miers temps , forme déjà un nréjugé en sa faveur. Ce n'est pas que le mensonge ne se glorifie sou-« vent des mêmes titres , et qu'il n'y ait parmi les hommes de vieilles errieurs, qui semblent disputer avec la vérité ^ de Fancienn^té de leur origine |
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mais à qui Veut en suivre Fhistoire ^ il n^est pu malaise de rcononter jusqu''4 leur naissance* La^ nouveauté se trouve toujours le caractère lé plus constant et le plus inséparable de Terreur.
En effet ^ s''!! y a une véritable reli^n «ur la terre ^ die dœt être la plus ancienne de toutes^ elle doit être le premier et le plus essentiel devoir de Tbomme envers le Dieu qui veut en être honoré. Il &ut donc que ce devoir soit aussi ancien que rhomme^ et comme il est attaché à sa nature^ il doit, pour ainsi dire, être né avec lui. Et voilà le premier caractère qtii distingue d^abord la re* ligion des chrétiens des superstitions et des sectes* C^est la plus ancienne religion qui soit au inonde» Les premiers hommes, avant qu^un culte impi« se fût ViUé des divinités de bois et de pierre ^ adcnrèrent le même Dieu que nousadorons , lui dressèrent des autels • lui offrirent des sacrifices , attendirent de sa libéralité la récompense de leur vertu , et de sa justice le châtiment de leur désobéissance. Khistoire de la naissance de cette religion esiPhistoire de la naissance 'du monde même. Les livres divins qui Tout conservée jusqu'^à nous, reiiferment les premiers monumensde Torigine des choses. Ils sont eux-mêmes plus an^ciens que toutes ces productions fabuleuses de Fesprit humain qui amusèrent si tristement depuis la crédulité des siècles suivans : et comme Terreur naît toujours de la vérité, et n'*en est qu''une vicieuse imitation, c^est dans les principaux traits ie cette histoire divine, que les ùhle» du^paga^
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oisme trouvèrent leur fondement ^ de sorte cju''on peut dire qu'il nVst ^pas jusqu'à Fèrreur qui ne rende par-là hommage à rancienneté et à Faulo*rite de nos saintes Ecritures.
Or , ce caractère tout seul n'a-t-îl pas déjà quelque chose de respectable? Les autres reli*gions^ qui se sont vantées d'une origine plus an-cienne^ ne nous ont donné pour garans de leur antiquité^ que des récits fabuleux et qui tom— bbient d'eux-mêmes. Ils ont défiguré l'histoire du monde par md chaos de siècles ianombrables et imaginaires^ dont il n'est resté aucun événement à la poçl^té^ et que l'histoire du monde n'a îama^f connus. Les auteurs de ces grossières fic« Aifios n'ont écrit que plusieurs siècles après ^ les fsdts qu'ils nous racontent ^ et c'est tout dire que ' d'ajouter que cette théologie fut le fruit de la poésie; et les inventions de cet art ^ les plus solides fendemens de leur religion. carébib ^ i.