FAUX BONHEUR
i^o^EST aux yeux de la foi le bonheur humain? quedure-t41? et dans sa courte durée ^ combien tralne-t--il avec lui de (id et d^amertume P Quel privilège ont ici les princes au-dessus du peuple? tout ce qui les environne les rend-il heureux ? Hélas! tout ce qui est hors de nous ^ ne sauroit jamais iaire un bonheur pour nous. Les plaisirs occupent les dehors^ le dedans est toujours vide. Tout parott joie pour les grands ^ et tout se tourne en ennui pour eux. Plus les plaisirs se multj^ plient ^ plu9 ils s^usent. Ce n^est pas être heureux ^ que de n^avoir plus rien à désirer^ c^est perdre le plaisir de Terreur^ et lé plaisir n^est que dans Terreur , qui Tattend et qui le désire. La grandeur elle-même est un poids qui lasse. Les cha^ grins numtent sur le trône ^ et vont s''asseoir à c6té du souverain : la félicité les rend plus amers. Le moùde étale, des prospérités ^ le monde ne fait point d''heureux. Les grands nous montrent le bonheur^ et ils ne Tont pas. Quel est donc Thomme heureux sur la terre? c''est Thomme qui craint le Seigneur^ c'est le juste qui n^est pas de Tome XIL Mbrceaux cmoisis. i3
a66 ÂMU8E|9tEll8 DO JVSTE.
ce mOnde^ c'^est un eorur qui ne tient qu^à Di<eu«^ et à qui la mort n'^ète rien qu(e rembarras du corps terrestre qui- rélôiguoit de Dieu.
OBAIS. FUK, D'U DIUFRIN.
AMUSËMEIsS DÛ JUSTE.
Il faut au juste moins de plaisirs ^ et ses jours Sont pliis heureiix et plu^ tranquilles^ Tiput est délassement pour uu' cœur innocent : les plaisiss doux et petmia qu'^c^e la nature ^ fades^ et ean TiujeiQPC pour Thovune dissolu i, conservant tout leur agrémeitt pouit Vbomme de bien : il n^y a îiième que les pkisks intiocens qui laissebt uae j<Hé |>ure dans tame : tout ce qti? la souUe y Fattrbte et la^ moireit. Les saintes ftokiiUairîtés et les jeux chastes et pudiques d^Isaac et de Rébecea^ dans la cour d<a roi de Gerare^ sursoient à ces âmes pures et fidèles : c'étoit uu plaisit assez vif pour David de chanier sur la lyre les louanges du Seigneur ^ ou de dansîer avec le reste de son peuple autour de Tarche saJnte : lesvfestins d'hospitàUté faisaient les fêtes les p]us agréables des ^emiers patriarches ^ et la.brdbis la plus grasse fufiiaoit pour In 4éBceade ces tables nuioceutes.
LI B;E)IlTé. a[6j^
LIBiaiTÉ.
luA ilibetté ) Siye, que Jep j>diice6 doiveat i hv^ peuple ^ .<;;^t la liberté àe^ lois» Vous .êtes le^^ltre de la ,vie et d^ J^ foirtane ide ^03 su>et&^ loais ;v[Ous ne ppuv^ ea disposer qu^ s^Iqh le$ lois : youa ne pppiïpî^Qz qu^ Di^u $w\ ftu-de»us de VOUS) il ^t i^rai; mais les Iais.d<^v«ot avoir plus d aulomlë qiie yoiis-rmènie : ifous ^e «oiu^ mandes pa^ à 4^ e^l^vi^,^ -^oui rcommund^ k xnQifi aatk^:! libre -fft.belliotteiue,^ :a:ii^ jalap^e de sa liberté que de «a fidfllité ^ et dofit:]^ soumisr sipQ. est d'Iautant plus aore ^ qu^elle est iondée sur Taniour qu'^elle a pour ses paaStres. - Sea roia^ peuY^t tout sur elle ^ parce que m tendresse et sa fidélité ne mettent poiot di^boniesà son obéissa^ae^ mfkis il faut que ses rois eu metleat :eux-* qiém^es k leur autorité ,) et que plus sou amoiur ne coniK^t point d^autre loi quVue sounûssion aveugle , plus ses rw nVxiçei^t de sa souinksion que ce que les lois leur perveitent d'^en exiger : Rutr^ment ils ne sont phis les -pèy^es et les prote<c^ teiH^ (de leurs peufdes ^ ils «en ao^t les ennemis ^t les ^>f^ressfiurs^ ib oe régnent pas sur Ifurs ^\fi\$ ^ ils l0s spbj i«ent.
!k,(S% ASSUJETTISSE ME ITT.