SONNET I
Diea , si mes péchez irritent ta fureur, . Contrit, morne et dolent, j^espère en ta dé-
[mence« Si mon deiiil ne suflSit k purger mon offense. Que ta grâce y supplée, et serve à mon erreur.
Mes esprits éperdus frissonnent de terreur. Et ne voyant salut que par la pénitence. Mon cœur, comme mes yeux, s'ouvre à la repentaâce^ Et me hay tellement, que je m'en fais horreur.
Je pleure le présent, le passé je regrette, Je crains à Tavenir la faute que j^ai faite : Dans mes rebellions je lis ton jugement.
Seigneur, dont la bonté nos injures surpasse, Gomme de père à fils uses-en doucement. Si j'avais moins failli, moindre serait ta grâce.