‹ Œuvres complètes de Mathurin Régnier, avec les commentaires revus et corrigés; pre̋cédés de l'Histoire de la satire en France, pour servir de discours preliminaireChapitre 30 sur 62 · REPLIQUE · texte numérisé non relu

REPLIQUE

Tu as, certes , mauvaise grâce.

Le foin dont tu fais si grand cas.

Pour Dieu n^estoit en cette place, Car Jésus-Christ n^en mangeoit pas ; Mais bien pour servir de repas Au premier asne de ta race.

Vialart, plein d'hypocrisie.

Par sentences et contredits,

** Cette épigramme est rapportée dans VAnU^BoHUif

DIVERSES. 3ai

Venez, tirez mon sang de ces rouges canaux, Ou bien prenez ces pleurs qui no jent mon visage : Vous serez moins cruels, et j auray moins de manx.

COMMErCCEMËNT

d'un POEME SACRÉ.

'ay le cœur tout ravy d'une fureur nouvelle. Or' qu'en un saint ouvrage un saint démon

[m'appelle, Qui me donne l'audace et me £at essayer, Un sujet qui n'a peu ma jeunesse efirayer.

Toy, dont la Providence en, merveules profonde, Planta dessus un rien les fondemens du monde ; Et baillant à chaque estre et corps et mouvemens; Sans matière donnas la forme aux élemens ; • Donne forme à ma verve, iiîspire moncôùiage; A ta gloire, ô Semneur, j'entreprens cet oûVrage.

Avant que le soleil eust enfanté les ans, Que tout n estoit qu'un rien, et que mesme le temps , Confus, n'étoit distinct en trois diverses faces ; [ces, Que les cieux ne toumoyent un chacun en leurs pla- Mais seulement sans temps, sans mesure et sans Ueu; Que seul paifait en soy regnoit l'esprit de Dieu, Et que dans ce grand vuide, en majesté superbe , Estoit Testre de l'estre en la vertu du Verbe ; Dieu , qui forma dans soy de tout temps l'univers, Parla ; quand à sa voix un mélange divers. . .

3aa POisiBS

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