REPLIQUE
Tu as, certes , mauvaise grâce.
Le foin dont tu fais si grand cas.
Pour Dieu n^estoit en cette place, Car Jésus-Christ n^en mangeoit pas ; Mais bien pour servir de repas Au premier asne de ta race.
Vialart, plein d'hypocrisie.
Par sentences et contredits,
** Cette épigramme est rapportée dans VAnU^BoHUif
DIVERSES. 3ai
Venez, tirez mon sang de ces rouges canaux, Ou bien prenez ces pleurs qui no jent mon visage : Vous serez moins cruels, et j auray moins de manx.
COMMErCCEMËNT
d'un POEME SACRÉ.
'ay le cœur tout ravy d'une fureur nouvelle. Or' qu'en un saint ouvrage un saint démon
[m'appelle, Qui me donne l'audace et me £at essayer, Un sujet qui n'a peu ma jeunesse efirayer.
Toy, dont la Providence en, merveules profonde, Planta dessus un rien les fondemens du monde ; Et baillant à chaque estre et corps et mouvemens; Sans matière donnas la forme aux élemens ; • Donne forme à ma verve, iiîspire moncôùiage; A ta gloire, ô Semneur, j'entreprens cet oûVrage.
Avant que le soleil eust enfanté les ans, Que tout n estoit qu'un rien, et que mesme le temps , Confus, n'étoit distinct en trois diverses faces ; [ces, Que les cieux ne toumoyent un chacun en leurs pla- Mais seulement sans temps, sans mesure et sans Ueu; Que seul paifait en soy regnoit l'esprit de Dieu, Et que dans ce grand vuide, en majesté superbe , Estoit Testre de l'estre en la vertu du Verbe ; Dieu , qui forma dans soy de tout temps l'univers, Parla ; quand à sa voix un mélange divers. . .
3aa POisiBS