LA LANGUE QUI FOURCHE
Hier la langue me fourcha , Devisant ayecq* Antoinette ; Je dis f.....; et ceste finette Me fit la mine , et se fascha.
Je deschus de tout mon crédit, Et vis, k sa couleur vermeille , Qu^elle aymoit ce que j'avois dit, Mais en autre part qu en Toreille.
LES COMTRB-TEMPS.
Lors que j'estois comme inutile Au plus doux passe-temps d^amour,
J^avois un mary si habile Qu^il me caressoit uuict et jour.
Ores celuy qui me commande Connue \m trcmc gist dedans le liet, ' Et maintenant que Je âuis grande , Il se leptfie jour et nuict.
L^un fut trop yaillaiA en; courage , Et Tautre e&t trop allangoury .
Amour, rens-moy mon premier asge , Ou me rens mon premier mary.