‹ Œuvres complètes de Molière avec des notes de tous les commentateursChapitre 10 sur 1284 · I-es secrets sentiments qu'en son cœur on fait naître · texte numérisé non relu

I-es secrets sentiments qu'en son cœur on fait naître

Mais je les sais comme elle, et, d'un esprit plus doux,

Je vais en peu de mots vous les découvrir tous.

0 merveilleux pouvoir de la vertu magique!

CÉLIE

Si ton maître en ce point de constance se pique, Et que la vertu seule anime son dessein. Qu'il n'appréhende pas de soupirer en vain;

L'ËTOUKUl, ACTE I, SCENE VI.

Il a lieu d'espi''rer, et le fort qu'il veut prendre N'est pas sourd aux traités, et voudra bien se rendre.

MASCAKILLE.

C'est beaucoup; mais ce fort dépend d'un gouverneur UiÛicile à gagner.

CÉLIE

C'est là tout le malheur.

M ascahille , à part, regaidaiif //lie. . v^ Au diable le fâcheux qui toujours nous éclaire!

CÉI.IE. "

Je vais vous enseigner ce que vous devez faire.

LKI.1E, les Joignant.

Cessez, ô Trufaldin, de vous intpiiéter! Ost par mon ordre seul qu'il vous vient visiter , Et je vous l'envoyais, ce serviteur (idèle. Vous offrir mon service , et vous parler pour elle , Hont je vous veux dans peu payer la liberté, Pourvu qu'entre nous deux le prix soit arrêté.

MASCAKILLE.

La peste soit la bête !

TBUFALDIN.

Ho! ho! qui des deux croire.' Ce discours au premier est fort contradictoire.

MASCARILLE

Monsieur , ce galant homme a le cerveau blessé ; Ne le savez-vous pas?

TRUFALDIN

Je sais ce que je sai.

J'ai crainte ici dessous de quelque manigance.

( à Célie. ) Rentrez , et ne prenez jamais cette licence. Et vous , filous fieffés , ou je me trompe fort , Mettez, pour me jouer, vos flûtes mieux d'accord.

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