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LE BOURGEOIS GENTILHOMME, ACTE IV, SCENE II

Quand on a passé l'onde noire , Adieu le bon vin , nos amours.

Dépêchons-nous de boire,

On ne boit pas toujours.

Laissons raisonner les sots Sur le vrai bonheur de la vie ; Notre philosophie Le met parmi les pots.

Les biens , le savoir et la gloire , N'ôtent point les soucis fâcheux ;

Et ce n'est qu'à bien boire

Que l'on peut être heureux.

TOUS TBOIS ENSEMBLE.

Sus, sus; du vin partout : versez, garçon , versez ; Versez , versez toujours , tant qu'on vous dise assez.

DOEIMÈNE.

Je ne crois pas qu'on puisse mieux chanter ; et cela est tout à fait beau.

M. JOURDAIN

Je vois encore ici , madame , quelque chose de plus beau.

DOBIMÈNE.

Ouais ! M. Jourdain est galant plus que je ne pensais.

Comment, madame! pour qui prenez-vous M. Jourdain?

M. JOURDAIN

Je voudrais bien qu'elle me prît pour ce que je dirais.

DORIMÈNE

Encore ?

DORANTE, à Dorimène.

Vous ne le connaissez pas.

M. JOURDAIN

Elle me connaîtra quand il lui plaira.

DORIMÈNE

Oh ! je le quitte.

DORANTE

Il est homme qui a toujours la riposte en main. Mais vous ne voyez pas que M. Jourdain, madame, mange tous les morceaux que vous touchez.

DOnlMÈKE.

M. Jourdain est un homme qui me ravit.

M. JOURDAIN

Si je pouvais ravir votre cœur, je serais...

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