C82 LE MALADE IMAGINAI
AUTKE PROLOGUE •.
UNE BERGÈRE chantante.
Voire plus liaul savoir n'est que pure chimère ,
Vains et peu sBges médecins ; Vous lu^ iHiuvr/. (;uéi'ir, par tos (grands mots latins ,
La douleur qui me désespère.
Votre plus liaut savoir n'est que pure Cliimèrc. Hélas ! hélas ! je u'ose découTrir Mon amoureux martyre
Au berger pour qui je soupire ,
Et qui seul peut nie secourir.
Ne prétendez pas le fmir, Isnorants médecins , vous ne sauriez le faire : Votre plus liaut savoii' n'est que pure chimère. Ces remèdes pou sûrs , dont le simple vulgaire Croit (pie vous connaissez l'admiraMe vertu. Pour les maux que je sens n'ont rien de salutaire ; Et tout votre caquet ne peut être reçu
Que d'un hal\de lUACitijjRE.
Votre plus haut savob- n'est que pure clUmèrc , Vains et peu sages médecins, etc.
Le théâtre change , et représente nne chambre.