SCENE III
ARGAN, CLÉANTE, TOIKETTE.
CLÉANTE
Monsieur...
TOINETTE, à Cléanle.
Ne parlez pas si liaut , de peur d'ébranler le ccreau de monsieur.
CLÉA.NTE.
Monsieur, je suis ravi de vous trouver debout , et de voir que vous vous portez mieux.
TOINETTE, feignant d'être en colère.
Comment! qu'il se porte mieux! Cela est faux. Monsieur se porte toujours mal.
CLÉANTE
•l'ai ouï dire que monsieur était mieux; et je lui trouve bon visage.
TOINETTE
Que voulez-vous dire avec votre bon visage? Monsieur l'a fort mauvais; et ce sont des impertinents qui vous ont dit qu'il était mieux. Il lie s'est jamais si mal porté.
AKGAN.
Elle a raison.
TOINETTE
Il marcbe, dort, mange et boit tout comme les autres ; mais cela n'empêche pas qu'il ne soit fort malade.
ARGAN
Cela est vrai.
CLÉANTE
Monsieur, j'en suis au désespoir. Je viens de la part du maître à chanter de mademoiselle votre fille; il s'est vu obligé d'aller à la campagne pour quelques jours, et comme son ami intime, il m'envoie à sa place pour lui contiimer ses leçons, de peur qu'en les inteiTompant elle ne vînt à oublier ce qu'elle sait déjà.
AHG\iN.
Fort bien, (o Tuinette.) Appelez Angélique.
TOINETTE
Je crois , monsieur , qu'il sera mieux de mener monsieur à sa chambre.
ARGAN
PJon. Faites-la venir.
TOINETTE
Il ne pourra lui donner leçon comme il faut, s'ils ne sont en particulier.
ARGAN
Si fait, si fait.
TOINETTE
Monsieur, cela ne fera que vous étourdir; et il ne faut rien pour vous émouvoir en l'état où vous êtes et vous ébranler le cerveau.
ARGAN
l'oint, point : j'aime la musique; et je serdi \i\<;>\ aise de... Ah! la voici, {à l'oinetle.) Allez-vous-en voir, vous, si ma femme est habillée.