‹ Œuvres complètes de Molière avec des notes de tous les commentateursChapitre 179 sur 1284 · SCÈNE XVIII · texte numérisé non relu

SCÈNE XVIII

GORGIBUS, CÉLIE, LA SUIVANTE de célie.

CÉLIE

Oui , je veux bien subir une si juste loi :

Mon père, disposez de mes vœux et de moi;

Faites , quand vous voudrez , signer cet hymcnée :

A suivre mon devoir je suis déterminée;

Je prétends gourmander mes propres sentiments,.

Et me soumettre en tout à vos commandements.

GOHGIBUS.

Ah ! voilà qui me plaît , de parler de la sorte. Parbleu, si grande joie à l'heure me transporte. Que mes jambes sur l'heure en caprioleraient ■ , Si nous n'étions point vus de gens qui s'en riraient ! Approche-toi de moi; viens rà, queje t'embrasse. Une telle action n'a pas mauvaise grâce ; Un père, quand il veut, peut sa fille baiser, Sans que l'on ait sujet de s'en scandaliser. Va , le contentement de te voir si bien née Me fera rajeunir de dix fois une année.

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