SCÈNE IX
LÉ ANDRE , MASCARILLE
MASCABILLE dit ces detcx vers dans la maison, et entre sur le théâtre. [ somme ! Ahi! ahi! à l'aide! au meurtre! au secours! on m'as- Ah! ah! ah! ali! ah! ah! 0 traître ! ôbourreau d'homme !
LÉANDRE
D'où procède cela ? Qu'est-ce? que te fait-on .'
MASCABILLE.
On vient de me donner deux cents coups de bâton.
LÉANDBE.
Qui?
Lélie.
LÉANDBE.
Et pourquoi ?
MASCARILLE
Pour une bagatelle II me chasse et me bat d'une façon cruelle.
LÉANDBE.
Ah! vraiment il a tort.
MASCARILLE
Mais, ou je ne pourrai.
Ou je jure bien fort que je m'en vengerai. Oui , je te ferai voir , batteur que Dieu confonde , Que ce n'est pas pour rien qu'il faut rouer le monde , Que je suis un valet , mais fort homme d'honneur , Et qu'après m'avoir eu quatre ans pour serviteur , Il ne me fallait pas payer en coups de gaules , Et me faire un affront si sensible aux épaules. Je te le dis encor , je saurai m'en venger : Une esclave te plaît; tu voulais m'engager A la mettre en tes mains , et je veux faire en sorte Qu'un autre te l'enlève, ou le diable m'emporte.
LÉANDBE.
Écoute, MascariUe , et quitte ce transport. Tu m'as plu de tout temps , et je souhaitais fort Qu'un garçon comme toi , plein d'esprit et fidèle , A mon service un jour pût attacher son zèle : Enfin , si le parti te semble bon pour toi , Si tu veux me servir , je t'arrête avec moi.
MASCARILLE
Oui , monsieur , d'autant mieux que le destin propice