SCÈNE V
hX PRINCESSE, AGLANTE, CYNTHIE, PHILIS, MORON.
I,A PRirVCESSE.
D'où sort cette fierté où l'on ne s'attendait point ? ■ II s'agit d'une course de ehare.
LA PRINCESSE D'ËLIDE,
Princesses , que dites-vous de ce jeune prince ? Avezvous remarqué de quel ton il l'a pris ?
AGLANTE
Il est vrai que cela est un peu fier.
MORON, à part.
Ah ! quelle brave botte il vient là de lui porter !
LA PBINCESSE.
Ne trouvez-vous pas qu'il y aurait plaisir d'abaisser son orgueil , et de soumettre un peu ce cœur qui tranche tant du brave?
CYNTHIE
Comme vous êtes accoutumée à ne jamais recevoir que des hommages et des adorations de tout le monde, im compliment pareil au sien doit vous surprendre, à la vérité.
LA PRINCESSE
Je vous avoue que cela m'a donné de l'émotion, et que je souhaiterais fort de trouver les moyens de châtier cette hauteur. Je n'avais pas beaucoup d'envie de me trouver à cette course; niais j'y veux aller exprès, et employer toute chose pour lui donner de l'amour.
CVNTHIE.
Prenez garde, madame. L'entreprise est périlleuse; et lorsqu'on veut donner de l'amour, on court risque d'en recevoir.
Ah! n'appréhendez rien, je vous prie. Allons, je vous réponds de moi.
SECOND INTERMÈDE