LE FESTIN DE PIE1U\E. ACTE V, SCÈNE I
SGANABELLF..
RlPII.
Mniilreiiii ppii. P.irhkni! c'est une fluxion qui lui <'St tombré sur l:i joue. Vite une lancette pour percer cela! Le pauvre garron n'en peut plus, et cet ahcès le pourrait étouffer. Attends; voyez coiiiine il était niilr! Ah! coquin que vous êtes!
SOANAUF.T.I.E.
Ma foi , monsieur, je voulais voir si votre cuisi nier n'avait point mis trop de sel ou trop de poivre
DON JUAN
Allons, mets-toi là, et mange. J'ai affaire de toi, quand j'aurai soupe. Tu as faim, à ce que je vois. soANARELLE , se mettant à table.
Je le crois bien, monsieur, je n'ai point mangé depuis ce matin. Tàtez de cela, voilà qui est le meilleur du monde.
( A IhKjolin , qui , à mesure que Sganarelle met quelque
chose sur son assiette , la lui été dès que Sganarelle
tourne la tête. )
Mon assiette, mon assiette! Tout doux, s'il vous plaît. Vertubleu! petit compère, que vous êtes habile à donner des assiettes nettes! Kt vous, petit la Violette, que vous savez présenter à boire à propos ! ( l'ciu'iinl que la Vifiletle donne à hoire à Sgannretle , Ragotin 6te encore son assiette. )
DON JUAN
Qui peut frapper de cette sorte?
SGANABELLE.
Qui diable nous vient troubler dans notre repas ?
DON JUAN
Je veux souper en repos, au moins; et qu'on ne laisse entrer personne.
SGANAJIELLE.
Laissez-moi faire , je m'y en vais moi-même. DON JUAN, voyant venir Sganarelle ejjraijé. Qu'est-ce donc? Qu'y a-t-il?
soANAKELLE, baissant la tète comme la statue. Le... qui est là.
DON JUAN
Allons voir, et montrons que rien ne me saurait ébranler.
SGANABELLE.
Ah ! pauvre Sganarelle , où te cacheras-tu ?