L'AMOUR MEDECIN, ACTE II, SCÈNE I
SGANÂBELLE.
Lisette !
LISETTE
Quelle fatalité!
SGÂNABELLE.
Lisette !
LISETTE, s'arrêtant.
Ah! monsieur!
SOANAKELLE.
Qu'est-ce ?
Monsieur!
Qu'y a-t-il ?
Votre fllle...
Ah! ah!
LISETTE
SGANABELLE.
LISETTE
SGANABELLE.
Monsieur, ne pleurez donc point comme cela, car vous me feriez rire.
SGANABELLE.
Dis donc vite.
LISETTE
Votre fille, toute saisie des paroles que vous lui avez dites, et de la colère effroyable où elle vous a ra contre elle , est montée vite dans sa cliambre , et , pleine de désespoir, a ouvert la fenêtre qui regarde sur la rivière.
SGANABELLE.
Eh bien!
LISETTE
Alors levant les yeux au ciel : Non, a-t-elledit, il m'est impossible de vivre avec le courroux de mon père ; et puisqu'il me renonce pour sa fille , je veux mourir.
SGANABELLE.
Elle s'est jetée?
LISETTE
Non, monsieur. Elle a fermé tout doucement la fenêtre , et s'est allée mettre sur son lit. Là , elle s'est prise à pleurer amèrement ; et tout d'un coup son visage a pâli , ses yeux se sont tournés , le cœur lui a manqué, et elle m'est demeurée entre les bras.
SGANABELLE.
Ah! ma fille! [Elle est morte.'
LISETTE
Non , monsieur '.] A force delà tourmenter, je l'ai fait revenir; mais cela lui reprend de moment en moment, et je crois qu'elle ne passera pas la journée.
SGANABELLE.
Champagne! ChamjKigne! Champagne!
• Ce qui est renfermé entre des crochels n'existe point dans 1 édition originale.