SGANARELLE, VALÈRE, LUCAS
SGANABELLE , chutitant derrière le théâtre. La, la, la...
J'entends quelqu'un qui chante, et qui coupe du bois.
SGANABELLE, entrant sur le théâtre avec une bouteille à sa main , sans apercevoir l'alère et Lucas. La, la, la. ..Ma foi, c'est assez travaillé pour boire un coup. Prenons un peu d'haleine, {après avoir bu.) Voilà du bois qui est salé comme tous les diables. {Il chante. ) Qu'ils sont doux, Bouteille jolie.
Qu'ils sont doux.
Vos petits glougloux !
Mais mon sort ferait bien des jaloux , Si vous étiez toujours remplie.
Ali ! bouteille ma mie , Pourquoi vous videz-vous?
Allons, morbleu! il ne faut point engendrer de mélancolie.
VALÈBE, bas , à Lucas.
Le voilà lui-même.
LUCAS, bas, à Valère.
Je pense que vous dites vrai , et que j'avons bouté le nez dessus.
VALÈBE.
Voyons de près.
SGANABELLE, embrassant sa bouteille.
Ah! ma petite friponne! que je t'aime, mon petit houclwnl (Il chanta.) {apercevant f'aJère et Lucas qui l'examinent , ilbaisse la voix.) Mais mon sort... ferait... bien des... jaloux, si... {voyant qu'on, texamiiie de plus près.) Que diable ! à qui en veulent ces gens-là?