L'ÉTOURDI, ACTE IV, SCÈNE VIT
Qui par un trop grand feu s'enlle, croît jusqu'aux Kt de tous les côtés se répand au deliors. [bords ,
LÉLIE
Pourrait-on se forcer à plus de retenue? Je ne l'ai presque point encore entretenue.
MASCARILLE
Oui , mais ce n'est pas tout que de ne parler pas ; Par vos gestes , durant un moment de repas , Vous avez aux soupçons donné plus de matière Que d'autres ne feraient dans une année entière.
LÉLIE
Et comment donc?
Comment? chacun a pu le voir.
A table , oîi Trufaldin l'oblige de se seoir, Vous n'avez toujours fait qu'avoir les yeux sur elle. Rouge, tout interdit , jouant de la prunelle , Sans prendre jamais garde à ce qu'on vous servait , Vous n'aviez point de soif qu'alors qu'elle buvait; Kt dans ses propres mains vous saisissant du verre. Sans le vouloir rincer, sans rien jeter à terre , Vous buviez sur son reste, et montriez d'affecter Le côté qu'à sa bouche elle avait su porter. Sur les morceaux touchés de sa main délicate. Ou mordus de ses dents , vous étendiez la patte Plus brusquement qu'un chat dessus une souris , Et les avaliez tous ainsi que des pois gris '. Puis, outre tout cela, vous faisiez sous la table Un bruit , un triquetrac de pieds insupportable , Dont Trufaldin, heurté de deux coups trop pressants, A puni par deux fois deux chiens très innocents, Qui, s'ils eussent osé , vous eussent fait querelle. Et puis après cela votre conduite est belle? Pour moi , j'en ai souffert la gène sur mon corps. Malgré le froid, je sue encorde mes efforts. |^-;. , Attaché dessus vous comme un joueur de boulç'U/- ' Après le mouvement de la sjenne qui roule , </^-^i« Je pensais retenir toutes vos actions , V/ tit.
En faisant de mon corps mille contorsions. ...
LÉLIE. •~t',^W^
Mon Dieu! qu'il t'est aisé de condamner des choses Dont tu ne ressens point les agréables causes ! Je veux bien néanmoins , pour te plaire une fois , Faire force à l'amour qui m'impose des lois. Désormais...