AU ROI
LA COrsQUÊTE DE LA FRA!SCHE-COMTÉ.
Ce sont faits inouïs, grand Roi, que les victoires! L'avenir aura peine à les bien concevoir ; Et de nos vieux héros les pompeuses histoires Ne nous ont point chanté ce que lu nous fais voir. Quoi ! presque au même instant qu'on te l'a vu résoudre, Voir toute une province miie à tes États ! Les rapides torrents, et les vents, et la foudre, Vont-ils, dans leurs efl'ets, plus vile que ton bras.' N'attends pas, au retour dun si fameux ou^ rage. Des soins de notre Muse un éclatant hommage. Cet exploit en demande , il le faut avouer; Mais nos chansons , grand Roi , ne sont pas silot prêles; Et tu mets moins de temps à faire tes conquêtes Qu'il n'en faut pour les bien louer.