‹ Œuvres complètes de Molière avec des notes de tous les commentateursChapitre 814 sur 1284 · L'AVARE, ACTE IV, SCÈNE V · texte numérisé non relu

L'AVARE, ACTE IV, SCÈNE V

MAÎTEE JACQUES.

I-aissez-moi faire. ( à Cléante.) Kli bien ! votre père n'est pas si déraisonnable que vous le faites; et il m'a témoigné que ce sont vos emporteinenlsquiTontmis en colère ; qu'il n'en veut seulement qu'à votre manière d'agir; et qu'il sera fort disposé à vous accorder ce ijuc vous souhaitez, pourvu que vous vouliez vous y prendre par la douceur, et lui rendre les déférences, les respects et les soumissions qu'un (ils doit à son père.

Ah! maître Jacques, tu lui peux assurer que, s'il m'accorde I\Iariane, il me verra toujours le plus soumis de tous les hommes, et que jamais je ne ferai aucune chose que par ses volontés.

MAÎTRE JACQUES, à Ilarpagoti.

Cela est fait; il consent à ce que vous dites.

HABPAGOiV.

Voilà qui va le mieu.x du monde.

MAÎTBE JACQUES, à Cléante.

Tout est conclu; il est content de vos promesses.

CLÉANTE

Le ciel en soit loué !

MAÎTHE JACQUES.

Messieurs, vous n'avez qu'à parler ensemble : vous voilà d'accord maintenant, et vous alliez vous quereller^ faute de vous entendre.

CLÉANTE

Mon pau^Te maître Jacques , je te serai obligé toute ma vie.

MAÎTBE JACQUES.

11 n'y a pas de quoi , monsieur.

HABPAGON.

Tu m'as fait plaisir, maître Jacques; et cela mérite une récompense. ( Harpagon fouille dans sa poche; maître Jacques tend la main, mais Harpagon ne tire que son mouchoir, en disant : ) Va, je m'en souviendrai , je t'assure.

MAÎTBE JACQUES.

Je vous baise les mains.

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