‹ Œuvres complètes de Molière avec des notes de tous les commentateursChapitre 845 sur 1284 · CLITANDRE, LUBIN, CLAUDINE · texte numérisé non relu

CLITANDRE, LUBIN, CLAUDINE

CLAUDINE

Vraiment , monsieur, vous avez pris là un habile messager.

Je n'ai pas osé envoyer de mes gens ; mais , ma pauvre Claudine, il faut que je te récompense des bons offices que je sais que tu m'as rendus. (îV/ow/Ze dans sa poche. )

CLAUDINE

Hé! monsieur, il n'est pas nécessaire. Non, monsieur, vous n'avez que faire de vous donner cette peine-là ; et je vous rends service parce que vous le méritez, et que je me sens au cœur de l'inclination pour vous.

CLITANDRE, donnant de l'argent à Claudine.

Je te suis obligé.

LUBIN, o Claudine.

Puisque nous serons mariés, donne-moi cela, que je le mette avec le mien.

GKOUGL; DANDIN.

CLAUDINE

Je te le garde , aussi bien que le baiser.

CLiT ANDRE, à Claudine.

Dis-moi, as-tu rendu mon billet à ta belle maîtresse ?

CLAUDINE

Oui. Elle est allée y répondre.

Mais, Claudine, n'y a-t-il pas moyen que je la puisse entretenir.'

CLAUDINE

Oui : venez avec moi , je vous ferai parler à elle.

CLITANDRE

l\lais le trouvera-t-elle bon? et n'y a-t-il rien à risquer !'

CLAUDINE

Non, non. Son mari n'est pas au logis, et puis, ce n'est pas lui qu'elle a le plus à ménager; c'est son père et sa mère; et pourvu qu'ils soient prévenus ' , tout le reste n'est point à craindre.

CLITANDRE

Je m'abandonne à ta conduite.

LUBIN, seul.

Tétiguenne! que j'aurai là une habile femme! l'Ile a de l'esprit comme quatre.

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