SCÈNE XII
MONSIEUR ET JIADAIME DE SOTENVILLE, en déshabillé de nuit; COLIN, portant une /a«to ne,- ANGÉLIQUE et CLAUDINE, à la fe- ««;e; GEORGE DANDIN.
ANGÉLIQUE, à monsieur et à madame de Sotenville.
Approchez, de grâce, et venez me faire raison de l'insolence la plus grande du monde, d'un mari à qui le vin et la jalousie ont troublé de telle sorte la cervelle, qu'il ne sait plus ce qu'il dit, ni ce qu'il fait, et vous a lui-même envoyé quérir pour vous faire témoins de l'extravagance la plus étrange dont on ait jamais ouï parler. Le voilà qui revient, comme vous voyez, après s'être fait attendre toute la nuit; et si vous voulez l'écouter, il vous dira qu'il a les plus grandes plaintes du monde à vous faire de moi ; que, durant qu'il dormait, je me suis dérobée d'auprès de lui pour m'en aller courir, et cent autres contes de même nature qu'il est allé rêver.
GEonGE DANDIN, à^a^^
Voilà une méchante carogne !
CLAUDINE
Oui , il nous a voulu faire accroire qu'il était dans la maison, et que nous en étions dehors; et c'est uik; folie qu'il n'y a pas moyen de lui ôter de la tête.
MONSIEIB DE SOTENVILLE.
Comment ! Quesl-ce à dire cela ?