ACTE II, SCÈNE I.X
NERINE.
J'ai des gairants de tout cho que je di ■.
LUCETTE
Tout mon pay lo sap '.
NÉRINE
No ville en est témoin '.
LUCETTE
Tout Pézénas a bist nostre mariatge '.
NÉRINE
Tou Chin-Quentin a assisté à nos noches s.
LUCETTE
Nou y a res de tant béritable ^
NÉRINE
Il gn'y a rien de plus chertain :.
LUCETTE , à M. de Pourceaiigtiac .
Gausos-tu dire lou contrari, valisquos'.'
NÉRINE, à M. de Pourceaugnac.
Est-che que tu déraaintiras, méchaint homme s?
MONSIEUR DE POURCEAUGNAC
]| est aussi vrai l'un que l'autre.
LUCETTE
Quaingn impudensso! Et coussy, misérable, nou te soubennes plus de la pauro Françon, et del pauré Jeannet , que soun lous fruits de nostre mariatge"»?
NÉRINE
Bayez un peu l'insolence ! Quoi ! tu ne te souvien.s mie de cliette pauvre ainfain, no petite Madelaine. que tu m'as laichée pour gaige de ta foi ■■ .'
MONSIEUR DE POURCEAUGNAC
Voilà deux impudentes carognes!
' NERINE.
J'ai des garants de tout ce que Je dis. ( L. B. )
» LUCETTE
Tout mon pays le sait. ( L. B. )
3 NÉRINE
Notre ville en est témoin. ( L. B. )
4 LUCETTE
Tout Pézénas a vu notre mariage. ( L. B. )
5 NÉRINE
Tout Saint-Quentin a assisté à notre noce. ( L. B. )
fi LUCETTE.
Il n'y a rien de plus véritable. ( L. B. )
- NÉRINX.
Il n'y a rien de plus certain. ( L. B. )
' LUCETTE, <i /'"wrccaujiiac
Oses-tu dire le ronlraire, vilain? ( L. B. )
9 NÉRINE , « Pourceaugiific.
F.il-ce (|ue tu démentiras , méchant homme? (LE.)
' » LUCETTE
Quel impudent! Comment, misérable, (u ne te soutiens plus du pauvre François et de la pauvre Jeannette, qui sout les fruits de notre mariage? ( L. B. )
' ■ NÉniXE.
Voyez un peu l'insolence! Quoi! tu ne te souviens plu» an cette pauvre enfant , noire polite Madeleine , que lu m'as laissée pour gage de la foi 1 ( L. B. )
M. I)K l'()URCE,VUG?<AC, ACTK H, SCP.NE Ml.
SBRIGAM.
LUCETTK.
IJf ni , Fraiiroii ; lii'iii , Jeiinni'l ; beiii loustou , béni loustoune, béni fayre beyre à un payre dénaturât la duretat qu'el a per nautres '.
NEIU.NE.
Venez , IMadelaine, nien ainfain , venez-ves-en iclii faire honte à vo père de l'inipudainche qu'il a ».