‹ Œuvres complètes de Molière avec des notes de tous les commentateursChapitre 908 sur 1284 · ÉRASTE, SBRIGANI · texte numérisé non relu

ÉRASTE, SBRIGANI

SBRIGANI

Oui, les choses s'acheminent où nous voulons ; et comme ses lumières sont fort petites, et son sens le plus borné du monde, je lui ai fait prendre une frayeur si grande de la sévérité de la justice de ce pays, et des apprêts qu'on faisait déjà pour sa mort, qu'il veut prendre la fuite; et pour se dérober avec plus de facilité aux gens que je lui ai dit qu'on avait mis pour l'arrêter aux portes de la ville, il s'est résolu à se déguiser, et ie déguisement qu'il a pris est l'habit d'une femme.

ÉRASTE

Je voudrais bien le voir dans cet équipage.

SBRIGANI

Songez, de votre part, à achever la comédie; el tandis que je jouerai mes scènes avec lui , allez-vous en... {il lui parle bas à l'oreille.) Vous entendez bien ?

ÉRASTE

Oui.

SBRIGANI

Et lorsque je l'aurai mis où je veux...

( // lui parle à l'oreille. )

ÉBASTE.

Fort bien.

SBRIGANI

Et quand le père aura été averti par moi... ( // lui parle encore à l'oreille. )

Cela va le mieux du monde.

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