‹ Œuvres complètes de Molière avec des notes de tous les commentateursChapitre 914 sur 1284 · SCÈNE VII · texte numérisé non relu

SCÈNE VII

MONSIEUR DE POURCEAUGNAC, SBRIGANl, UN EXEMPT.

SBRiGANi, à M. de Pourceaugnac.

Il faut lui donner de l'argent pour vous laisser aller. Faites vite.

MONSiEUa DE vovRC^p^va^f^Q., donnant de r argent à Sbrigani.

Ah! maudite ville.

SBRIGANI

Tenez, monsieur.

l'exempt.

Combien y a-t-il ?

SBRIGANI

Un, deux, trois, quatre, cinq, six, sept, huit, neuf, dix.

l'exempt.

Non; mon ordre est trop exprès.

sBRiGANî, à l'exempt, qui veut s'en aller. Mon Dieu ! attendez. ( à M. de Pourceaugnac. ) Dépéchez; donnez-lui-en encore autant.

MONSIEUR de pourceaugnac.

Mais...

SBRIGANI

Dépéchez-vous , vous dis-je, et ne perdez point de temps. Vous auriez un grand plaisir quand vous seriez pendu !

MONSIEUR DE POURCEAUGNAC

Ah!

( Il donne encore de l'argent à Sbrigani. ) SBRIGANI, à l'exempt.

Tenez, monsieur.

l'exempt, à Sbrigani.

Il faut donc que je m'enfuie avec lui; car il n'y aurait point ici de silreté pour moi. Laissez-le-moi conduire, et ne bougez d'ici.

SBBIGA.M.

Je vous prie donc d'en avoir un grand soinl'exempt.

Je vous promets de ne le point quitter que je ne l'aie mis en lieu de sûreté.

MONSIEUR DE POURCEAUGNAC, à Sbrigani.

Adieu. Voilà le seul honnête homme que j'aie trouvé en celte ville.

SBRIGANI

Ne perdez point de temps. Je vous aime tant, que je voudrais que vous fussiez déjà bien loin. ( seul. ) Que le ciel te conduise ! Par ma foi , voilà une grande dupe ! Mais voici...

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