‹ Œuvres complètes de Molière avec des notes de tous les commentateursChapitre 940 sur 1284 · LES AMANTS MAGNIFIQUES, TROISIEME INTERMÈDE · texte numérisé non relu

LES AMANTS MAGNIFIQUES, TROISIEME INTERMÈDE

,(c ne fais voir (|uc rigueurs pour Tirris; Kl cfipcndanl, sensililc à ses cuisants soucis, De sa langueur en secret je sou[)ire, El voudrais bien soulager son martyre.

C'est à vous seuls que je le dis, Arbres ; n'allez pas le redire.

Puisque le ciel a voulu nous former Avec un coeur qu'.\mour peut enflammer, Quelle rigueur impitoyable Contre des traits si doux nous fore* à nous armer ! lit pourquoi, sans être blftmable.

Ne peut-on pas aimer Ce que l'on trouve aimable ?

Ili'las ! que vous êtes heureux , Innocents animaux, de vivre sans contrainte,

Et de pouvoir suivre sans crainte Les doux emportements de vos cœurs amoureux ! Hélas ! petits oiseaux , que vous êtes heureux De ne sentir nulle contrainte.

Et de pouvoir suivre sans crainte Les doux emportements de vos caiurs amoureux !

Mais le sommeil sur ma paupière Verse de ses pavots l'agréable fraîcheur : Donnons-nous à lui tout entière; Nous n'avons pas de loi sévère Qui défende à nos sens d'en goûter la douceur.

Page 1