LKS AMANTS MAGNIFIQUES, ACTE IV, SCÈNE I
SOSTRATE
Vous serez plus habile que tous les autres.
CLiTiDAS , à Sosirate.
Il vous fera une discussion de tout cela, quand vous voudrez.
ii'iiir.RATE, à Sosirate.
Si vous ne comprenez pas les choses , au moins les pouvez-vous croire sur ce que l'on voit tous les jours.
SOSTRATE
Comme mon sens est si grossier qu'il n'a pu rien comprendre, mes yeux aussi sont si malheureux qu'ils n'ont jamais rien vu.
IPIIICBATE.
Pour moi , j'ai vu , et des choses tout à fait convaincanles.
TIMOCLÈS
r.t moi aussi.
SOSTRATE
Comme vous avez vu , vous faites bien de croire ; et il faut que vos yeux soient faits autrement que les miens.
IPHICBATE.
Mais enfin la princesse croit à l'astrologie, et il me semble qu'on y peut bien croire après elle. Est-ce que madame , Sostrate , n'a pas de l'esprit et du sens ?
SOSTRATE
Seigneur, la question est un peu violente. L'esprit de la princesse n'est pas une règle pour le mien ; et son intelligence peut l'élever à des lumières où mon sens ne peut pas atteindre.
ARISTIONE.
Non, Sostrate, je ne vous dirai rien sur quantité do choses auxquelles je ne donne guère plus de créance que vous ; mais , pour l'astrologie , on m'a dit et fait voir des choses si positives, que je ne la puis mettre en doute.
SOSTRATE
Madame , je n'ai rien à répondre à cela.
ARISTIONE.
Quittons ce discours , et qu'on nous laisse un moment. Dressons notre promenade , ma fille , vers cette belle grotte où j'ai promis d'aller. Des galanteries à cliaque pas !
QUATRIÈME INTERMÈDE
Le théâtre représente une grotte , où les princesses vont ;e promener; et, dans le temps qu'elles y entrent, luiit Slaliies, poilunt cliacune (li'iix flambeaux à leurs mains , sortent de leurs niches, et font une danse variée de plusieurs iii;uies et de plusieurs belles attitudes, où elles demeuicnt par intervalles.
KNTRÉE DE BALT.ET de Imil Statues.