SCÈNE If
ARISnONE, SOSTRATE, ÉRIPHILE, CLITIDAS.
ABISTIONE.
.Te vois, ma fille, que vous savez déjà tout ce que nous pourrions vous dire. Vous voyez que les dieux se sont expliqués bien plutôt que nous n'eussions pensé : mon péril n'a guère tardé à nous marquer leurs volontés ; et l'on connaît assez que ce sont eux qui se sont mêlés de ce choix , puisque le mérite tout seul brille dans cette préférence. Aurez-vous quelque répugnance à récompenser de votre cœur celui à qui je dois la vie ? et refuserez-vous Sostrate pour époux ?
ÉRIPHILE
Et de la main des dieux et de la vôtre, madame, je ne puis rien recevoir qui ne me soit fort agréable.
SOSTKATE.
Ciel ! n'est-ce point ici quelque songe tout plein de gloire dont les dieux me veulent flatter? et quelque réveil malheureux ne me replongera-t-il point dans la bassesse de ma fortune ?