‹ Œuvres complètes de Molière avec des notes de tous les commentateursChapitre 998 sur 1284 · LE BOURGEOIS GENTILHOMME, ACTE 111, SCÈNE XII · texte numérisé non relu

LE BOURGEOIS GENTILHOMME, ACTE 111, SCÈNE XII

CLEONTK.

Oui, VOUS le voulez.

LUCILE

Qui vous le dit?

CLÉONTE , s'approchant de Lucile.

N'est-ce pas le vouloir, que de ne vouloir pas éclaircir mes soupçons.'

LUCILE

Est-ce ma faute? et si vous aviez voulu m' écouter, ne vous aurais-je i)as dit que l'aventure dont vous vous plaij^nez a été causée ce malin par la présence d'une vieille tante, qui veut à toute force que la seule approche d'un homme déshonore une lille, qui perpétuellement nous sermonne sur ce chapitre, et nous figure tous les hommes comme des diables qu'il faut fuir?

NICOLE , à Covielle.

Voilà le secret de l'affaire.

CLÉONTE

Ke me trompez-vous point, Lucile?

COVIELLE , à Nicole.

Ne m'en donnes-tu point à garder?

LUCILE, à Cléonte.

Il n'est rien de plus vrai.

NICOLE, à Covielle.

C'est la chose comme elle est.

COVIELLE, à Cléonte.

îs'ous rendrons-nous à cela ?

CLÉONTE

Ah! Lucile, qu'avec un mot de votre bouche vous savez apaiser de choses dans mon cœur, et que facilement on se laisse persuader aux personnes qu'on aime!

COVIELLE

Qu'on est aisément amadoué par ces diantres d'ani maux-là!

Page 1