‹ Œuvres complètes de MolièreChapitre 116 sur 593 · SCÈNE VI. — MONSIEUR DE POURCEAUGNAC, JULIE, ORONTE · texte numérisé non relu

SCÈNE VI. — MONSIEUR DE POURCEAUGNAC, JULIE, ORONTE

JULIE

On vient de me dire, mon père, que monsieur de Pourceaugnac est arrivé. Ah ! le voilà sans doute , et mon cœur me te dit. Qu’il est bien fait! qu’il a bon air! et que je suis contente d’avoir un tel époux! Souffrez que je l’embrasse, et que je lui témoigne...

ORONTE

Doucement, ma fille, doucement.

MONSIEUR DE POURCEAUGNAC, à part.

Tudieu! Quelle galante! Comme elle prend feu d’abord! ORONTE.

Je voudrois bien savoir, monsieur de Pourceaugnac, par quelle raison vous venez...

IULIE s’approche de monsieur de Pourceaugnac, le regarde d un air languissant, et lui veut prciulre b main*

Que je suis aise de vous voir! et que je brûle d impatience... !

ORONTE

Ah! ma fille! Otez-vous de là, vous dis-je.

* Var. homme eoinmc moi soit si atTamé lîc femme.

’ Var. Ou’o'm liMo comme la mimno soit sj affamoe de mari.

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