SCÈNE VI. — MONSIEUR DE POURCEAUGNAC, JULIE, ORONTE
JULIE
On vient de me dire, mon père, que monsieur de Pourceaugnac est arrivé. Ah ! le voilà sans doute , et mon cœur me te dit. Qu’il est bien fait! qu’il a bon air! et que je suis contente d’avoir un tel époux! Souffrez que je l’embrasse, et que je lui témoigne...
ORONTE
Doucement, ma fille, doucement.
MONSIEUR DE POURCEAUGNAC, à part.
Tudieu! Quelle galante! Comme elle prend feu d’abord! ORONTE.
Je voudrois bien savoir, monsieur de Pourceaugnac, par quelle raison vous venez...
IULIE s’approche de monsieur de Pourceaugnac, le regarde d un air languissant, et lui veut prciulre b main*
Que je suis aise de vous voir! et que je brûle d impatience... !
ORONTE
Ah! ma fille! Otez-vous de là, vous dis-je.
* Var. homme eoinmc moi soit si atTamé lîc femme.
’ Var. Ou’o'm liMo comme la mimno soit sj affamoe de mari.