‹ Œuvres complètes de MolièreChapitre 118 sur 593 · SCÈNE VII. - ORONTE, MONSIEUR DE POÜRCEAUGNAC · texte numérisé non relu

SCÈNE VII. - ORONTE, MONSIEUR DE POÜRCEAUGNAC

MONSIEUR DE POURCE, VUONAC

Mon Dieu ! notre beau-père prétendu , ne vous fatiguez point (ant; on n'a pas envie de vous enlever votre fille, et vos grimaces n’attraperont rien.

ORONTE

Toutes les vôtres n’auront pas grand effet.

MONSIEUR DE POÜRCEAUGNAC.

Vous éles-Yous mis dans la tète que Léonard de Pourceaugnac soit un homme à acheter chat en poche', et qu’il n’ait pas là dedans quelque morceau de judiciaire pour se conduire, pour se faire informer de l’histoire du monde, et voir, en se mariant, si son honneur a bien toutes ses sûretés?

ORONTE

Je ne sais pas ce que cela veut dire : mais vous êtes-vous mis dans la tête qu’url homme de soixante et trois ans ait si peu de cervelle, et considère si peu sa fille, que de la marier avec un homme qui a ce que vous savez , et qui a été mis chez un médecin pour être pansé?

MONSIEUR DE POÜRCEAUGNAC.

C’est une pièce que l’on m’a failc, et je n’ai aucun mal.

ORONTE

Le médecin me l’a dit lui-même.

MONSIEUR DE POÜRCEAUGNAC.

Le médecin en a menti. Je suis gentilhomme, et je le veux voir l’épée à la main.

ORONTE

Je sais ce que j’en dois croire; et vous ne m’abuserez pas

‘ Aclicler lin rlint dans la pocha du marchand, acquérir un ohjel sans 1 oiamincr. « Elles ( les lilles qui se marient) achfptenl chai en sac. > (Montaigne, III, 5.)

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