SCÈNE 1. - ÉRASTE, SBRIGANl
SBItlGANI.
Oui, les choses s’acheminent où nous voulons; et comme ses lumières sont fort petites, et son sens le plus borné du monde , je lui ai fait prendre une frayeur si grande de la sévérité de la justice de ce pays, et des apprêts qu’on faisoit déjà pour sa mort , qu’il veut prendre la fuite ; et , pour se dérober avec plus de facilité aux gens que je lui ai dit qu’on avoit mis pour l’arrêter aux portes de la ville, il s’est résolu à se déguiser; et le déguisement qu’il a pris est l’habit de femme < .
ÉnASTE.
le voudt’ois bien le voir en cet équipage.
SBRIGANl.
Songez, de votre part, à achever la comédie; et tandis que je jouerai mes scènes avec lui, allez-vous-en... (ii lui par'e bus a l'oreille.) Vous entendez bien?
ÉRASTE
Oui.
Et lorsque je l’aurai
Fort bien.
SBRIGANl.
mis où je veux...
(Il lui parle à roreille.) ÉRASTE.
■ Var.
E»l 1 habit (l'une Iimiiie.
152 MONSIEUR DE POURCEAUGNAC
snniCANi.
Et quand le père aura été averti par moi...
(Il lui parle eucore à l'oreille.)
ÉRASTE
Cela va le mieux du monde.
SBRIGANI
Voici notre demoiselle. Allez vite, qu’il ne nous voie ensemble.