‹ Œuvres complètes de MolièreChapitre 128 sur 593 · SCÈNE 1. - ÉRASTE, SBRIGANl · texte numérisé non relu

SCÈNE 1. - ÉRASTE, SBRIGANl

SBItlGANI.

Oui, les choses s’acheminent où nous voulons; et comme ses lumières sont fort petites, et son sens le plus borné du monde , je lui ai fait prendre une frayeur si grande de la sévérité de la justice de ce pays, et des apprêts qu’on faisoit déjà pour sa mort , qu’il veut prendre la fuite ; et , pour se dérober avec plus de facilité aux gens que je lui ai dit qu’on avoit mis pour l’arrêter aux portes de la ville, il s’est résolu à se déguiser; et le déguisement qu’il a pris est l’habit de femme < .

ÉnASTE.

le voudt’ois bien le voir en cet équipage.

SBRIGANl.

Songez, de votre part, à achever la comédie; et tandis que je jouerai mes scènes avec lui, allez-vous-en... (ii lui par'e bus a l'oreille.) Vous entendez bien?

ÉRASTE

Oui.

Et lorsque je l’aurai

Fort bien.

SBRIGANl.

mis où je veux...

(Il lui parle à roreille.) ÉRASTE.

■ Var.

E»l 1 habit (l'une Iimiiie.

152 MONSIEUR DE POURCEAUGNAC

snniCANi.

Et quand le père aura été averti par moi...

(Il lui parle eucore à l'oreille.)

ÉRASTE

Cela va le mieux du monde.

SBRIGANI

Voici notre demoiselle. Allez vite, qu’il ne nous voie ensemble.

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