‹ Œuvres complètes de MolièreChapitre 145 sur 593 · UN AUTRE AMOUR · texte numérisé non relu

UN AUTRE AMOUR

Quels sont les coeurs qui ne s'y reudroient pasi UN AUTRE AMOUR.

La plus belle des immortelles.

Notre mère, a bien moins d'appas.

CHOEUR

Allons tous au-devant de ces divinités ;

Et rendons par nos chants hommage .'l leurs hcauiK UN TRITON.

Quel noble spectacle s'avance?

Neptune, le grand dieu Neptune, avec sa cour,

Vient honorer ce beau séjour De son auguste présence.

CHOEUR

Redoublons nos concerts.

Et faisons retentir dans le vague des airs Notre réjouissance

Vers pour le roi représentant Neptum-

Le, ciel, enivo les dieux les plus considérés.

Me donne pour partage un rang considérable.

Et, me faisant régner sur les flots azurés.

Rend à tout l'univers mon pouvoir redoutable.

Il n'est aucune terre, à me bien regarder.

Qui ne doive trembler que je ne m'y répande; Point d'Étals qu'à l'inslaut je ne pusse inonder Des flots impétueux oue mon pouvoir commande.

Rien n'en peut arrêter le lier débordement;

El d'une triple digue à leur force oppos<'c On les verroit forcer le ferme empêchement,

El se faire en tous lieux uno ouverture aisée.

Mais je sais retenir la fureur de ce.s flots Par la sage équité du pouvoir que j'exerce,

El laisser en tous lieux, au gré des matelots,

La douce liberté d'un paisible commerce.

On trouve des écucHs parfois dans mes fitats ;

On voit quelques vaisseaux y périr par l'orage ;

Mais contre ma puissance on n'en murmure pas,

El fiiez moi la venu ne fait jamais naufr.igc.

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