‹ Œuvres complètes de MolièreChapitre 177 sur 593 · SCÈNE VII. - ÉRIPHILE,, SOSTRATE · texte numérisé non relu

SCÈNE VII. - ÉRIPHILE,, SOSTRATE

ÉRiPniuî.

Sostrate, vous m’aimez. ‘

SOSTRATE

Moi, madame?

ÉRIPHILE

Laissons cela, Sostrate ; je le sais, je l'approuve, et vous permets de me le dire. Votre passion a paru à mes yeux accompagnée de tout le mérite qui me la ]xmvoit rendre agréable. Si ce lÉétoil le rang où le ciel m’a fait naître, je puis vous dire que cette passion n’auroit pas été malheureuse, et que cent fois je lui ai souhaité l'appui d’une fortune qui pût mettre pour clic en pleine liberté les secrets sentiments de mon ame. Ce n’est pas, Sostrate, que le mérite seul n’ait à mes yeux tout le prix qu’il doit avoir , et que, dans mon cteur , je ne préfère les \evtus qui sont en vous à tous les titres magnifiques dont les autres sont revêtus. Ce n’est pas même cpic la princesse ma mère ne m’ait assez laissé la disposition de mes vœux; et je ne doute jjoint, j(‘ vous l’avoue, que mes prières n’eussent pu tourner son consentement du côté (|ue j’nurois voulu. Mais il est dos étals, Sostrate, où il n’est pas honnête do vouloir tout (T! qu’on peut faire. Il y a des chagrins à se mettre au-dessus de toutes choses; et les bruits fâcheux de la renommée

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