‹ Œuvres complètes de MolièreChapitre 211 sur 593 · ACTE II, SCÈNE IX. 23o · texte numérisé non relu

ACTE II, SCÈNE IX. 23o

GARÇON TAILLEUR

Mon gentilhomme.

MONSIEUR JOURDAIN

Mon gentilhomme ! Voilà ce que c’est que de se mettre en personne de qualité! Allez-Yous-en demeurer toujours habillé en bourgeois, on ne vous dira point ; Mon gentilhomme. (Donnant üe l'argeiu.i ïeiicz, 'voilà pouF Mon gentilhomme.

GARÇON TAILLEUR

Monseigneur, nous vous sommes bien obligés.

MONSIEUR JOURDAIN

Monseigneur! Oh! oh! Monseigneur! Attendez, mon ami; Monseigneur mérite quelque chose , et ce n’est pas une petite parole que Monseigneur! Tenez, voilà ce que Monseigneur vous donne.

GARÇON TAILLEUR

Monseigneur, nous allons boire tous à la santé de Votre Grandeur.

MONSIEUR JOURDAIN

Votre Grandeur! Oh! oh! oh! Attendez; ne vous en allez pas. A moi, Votre Grandeur! (Bas, à part.) Ma foi, s’il va jusqu’à l’Altesse, il aura toute la bourse. (Haut.) Tenez, voilà pour ma grandeur.

GARÇON TAILLEUR

Monseigneur, nous la remercions très, humblement de ses libéralités.

MONSIEUR JOURDAIN

Il a bien fait, je lui allois tout donner.

DEUXIÈME ENTRÉE DE BALLET

Les quatre garçons tailleurs se réjouissent, en dansant, de la libéralité de monsieur Jourdain.

FIN DU SECOND ACTE

LE BOURGEOIS GENTILHOMME

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