PROLOGUE
Scroit vainc
De vouloir résister à ses coups; • t
Quelque chaîne , ...
Qu’un amant prenne,
La liberté n’a rien qui soit, si doux.
Vénus descend du ciel.dans une grande machine, avec rAmour son fils, et deux petites Grâces nommées Ægiale et PhaèYie; et les divinités de la terre et des eaux recommencent de joindre toutes'leurs voix, et continuent par leurs danses de lui témoigner la joie qu’elles ressentent à son abord.
CnOEliR «le toulcs les divinilés de Ja tcvie el des eaux.
Nous goûtons une paix profonde, «
Les plus doux jeux sont ici-bas;
On doit ce repos plein d’appas Au plus grand roi' du monde.
Descendez, mère des Amours,
Venez nous donner de beaux jours.
VÉNUS , dans sa macliine.
Cessez, cessez pour moi tous vos chants d’allégresse ;
De si rares honneurs ne m’appartiennent pas;
Et l’hommage qu’ici votre bonté m’adresse Doit être réservé pour de plus doux appas.
C’est une trop vieille mélhode De me venir faire sa cour ;
Toutes les choses ont leur tour, '
Et Vénus n’est plus à la mode.
Il est d’autres attraits naissanis ’
Où l’on va porter ses encens.
Psyché, Psyché la belle, aujourd’hui tient ma place; ^ Déjà tout l’univers s’empresse à l’adorer ;
Et c’est trop que, dans ma disgrâce.
Je trouve encor quelqu’un qui me daigne honorer.
On ne balance point entre nos deux mérites,
A quitter mon parti tout s’est licencié ,
Et du nombreux amas de Grâces favorites Dont je trainois partout les soins et l’amitié,
11 ne m’en est resté que deux des plus petites.
Qui m’accompagnent par pitié.
Souffrez que ces demeures sombres Prêtent leur solitude aux troubles de mon cceur,