ACTE II, SCÈNE I
Quo (le laisser régner les tendresses de père Jusque dans les yeu\ d’un grand roi.
Ce qu’on vous voit ici donner à la nature,
Au rang que vous tenez, seigneur, fait trop d’injure,
Et j’en dois refuser les touchantes faveurs.
Laissez moins sur votre sagesse Prendre d’empire cà vos douleurs ,
El cessez d’honorer mon destin par des pleurs Qui dans le cœur d’un roi montrent de la foiblesse.
LE ROI
Ah! ma fille, à ces pleurs laisse mes yeux ouverts.
Mon deuil est raisonnable, encor qu’il ^oit extrême ;
Et lorsque pour toujours on perd ce que je perds ,
La sagesse, crois-moi, peut pleurer elle-même.
En vain l’orgueil (lu diadème Veut qu’on soit insensible à ces cruels revers ;
En vain de la raison les secours sont offerts Pour vouloir d’un œil sec voir mourir ce qu’on aime , L’effort en est barbare aux yeux de l’univers,
El c’est brutalité plus que vertu suprême'.
Veut détruire tant de beauté!
Im|iitojable cie), par celte barbarie Voulez-vous surmonlPi* l’enfer eu cruauté?
-UN HOMME AFFLIGÉ
Dieu plein de haine !