‹ Œuvres complètes de MolièreChapitre 398 sur 593 · SCÈNE IX. - SCAPIN, SYLVESTRE · texte numérisé non relu

SCÈNE IX. - SCAPIN, SYLVESTRE

SCAPIN

Hé bien! Sylvestre, que font nos gens?

SYLVESTRE

J’ai deux avis à te donner. L’un , que l’affaire d’Ocfave est accommodée. Notre Hyaeinte s’ést trouvée la fille du seigneur Géronte; et le hasard a fait ce que la prudence des pères avoit délibéré. L’autre avis , c’est que les deux vieillards font contre toi des menaces épouvantables, et surtout le seigneur Géronte.

SCAPIN

Cela n’est rien. Les menaces ne m’ont jamais fait mal; et ce sont des nuées qui passent bien loin sur nos têtes.

SYLVESTRE

Prends garde à toi. Les fils se pourroient bien raccommoder avec les pères, et toi demeurer dans la nasse.

SCAPIN

Laisse-moi faire , je trouverai moyen d’apaiser leur courroux, et...

SYLVESTRE

Retire-toi, les voilà qui sortent.

' Moliprc emprunte à Térencc ce dénoùnicnt, comme U lui avait emprunté tout le foml de sa pièce. Celle sccue est en partie traduite de la dernière scène du Phormion,

LES FOURBERIES DE SCAPIN

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