SCÈNE IX. - SCAPIN, SYLVESTRE
SCAPIN
Hé bien! Sylvestre, que font nos gens?
SYLVESTRE
J’ai deux avis à te donner. L’un , que l’affaire d’Ocfave est accommodée. Notre Hyaeinte s’ést trouvée la fille du seigneur Géronte; et le hasard a fait ce que la prudence des pères avoit délibéré. L’autre avis , c’est que les deux vieillards font contre toi des menaces épouvantables, et surtout le seigneur Géronte.
SCAPIN
Cela n’est rien. Les menaces ne m’ont jamais fait mal; et ce sont des nuées qui passent bien loin sur nos têtes.
SYLVESTRE
Prends garde à toi. Les fils se pourroient bien raccommoder avec les pères, et toi demeurer dans la nasse.
SCAPIN
Laisse-moi faire , je trouverai moyen d’apaiser leur courroux, et...
SYLVESTRE
Retire-toi, les voilà qui sortent.
' Moliprc emprunte à Térencc ce dénoùnicnt, comme U lui avait emprunté tout le foml de sa pièce. Celle sccue est en partie traduite de la dernière scène du Phormion,
LES FOURBERIES DE SCAPIN