‹ Œuvres complètes de MolièreChapitre 400 sur 593 · ACTE III, SCÈNE XI · texte numérisé non relu

ACTE III, SCÈNE XI

i côté d’Hyacioic.) Oui. Vous avcz beau faire; la voilà, celle à qui ma foi est engagée. Je l’aimerai toute ma vie , et je ne veux point d’autre femme.

ARGANTE

Hé bien! c’est elle qu’on te donne. Quel diable d’étourdi qui suit toujours sa pointe !

IIYACINTE, montrant Géronle.

Oui , Octave , voilà mon père que j’ai trouvé ; et nous nous voyons hors de peine.

CÉRONTE.

Allons chez moi ; nous serons mieux qu’ici pour nous entrelenir.

HYACINTE, montrant Zerhinetle.

Ah! mon père , je vous demande, par grâce, que je ne sois point séparée de l’aimable personne que vous voyez. Elle a un mérite qui vous fera concevoir de l’estime pour elle, quand il sera connu de vous.

GÉRONTE

Tu veux que je tienne chez moi une personne qui est aimée de ton frère, et qui m’a dit tantôt au nez mille sottises de moi-même!

ZERBINETTÈ.

Monsieur, je vous prie de m’excuser. Je n’aurois pas parlé de la sorte,- si j’avois su que c’étoit vous ; et je ne vous conuoissois que de réputation.

CÉRONTE.

Comment! que do réputation?

HYACINTE.

Mon père, la passion que mon frère a pour elle n’a rien de criminel, et je réponds de sa vertu.

GÉRONTE

Voilà qui est fort bien. Ne voudroit-on point que je mariasse mon fils avec elle? Une fille inconnue, qui fait le métier de coureuse !

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