ACTE V, SCÈNE V
Que j’ai voulu tenlei* pour servir vos amours,
Pour détromper ma sœur, et lui faire connoître Ce que son philosophe à l’essai pouvoit être.
CIIUYSALE.
Le ciel en soit loué !
PHItAMlNTE.
J’en ai la joie au cœur,
Par le chagrin qu’aura ce lâche déserteur.
Voilà le châtiment de sa basse avarice.
De voir qu’avec éclat cet hymen s’accomplisse.
CHRYSALE, à Clilajidre.
.Te le savois bien, moi, que vous l’épouseriez.
ARMA^DE, à Pliilaminle.
.Ainsi donc à leurs vœux vous fne sacrifiez?
PHII.AMINTE.
Ce ne sera point vous que je leur sacrifie;
Et vous avez l’appui de la philosophie.
Pour voir d’un œil content couronner leur ardeur.
BÉMSE.
Qu’il prenne garde au moins que je suis dans sou cœur : Par un prompt désespoir souvent on se marie,
Qu’on s’en repenl après tout le temps de sa vie.
CHRYSALE, au iiolaii'c.
Allons, monsieur, suivez l’ordre que j’ai prescrit,
Et faites le contiat ainsi que je l’ai dit.
'IN DIS n-.MSIl.S ,SAVAXT!;.Î.
LE MALADE IMAGINAIRE