‹ Œuvres complètes de MolièreChapitre 496 sur 593 · PROLOGUE · texte numérisé non relu

PROLOGUE

DAPHÎNÉ.

Je MIC donne à son ardeur.

Tincis.

O trop chère espérance !

DORILAS

O mot plein de douceur l

TIRCIS ET DORILAS

Plus beau sujet, plus belle récompense Peuvent-ils animer un cœur?

Les violons jouent un air pour animer les deux bergers au combat, tandis que Flore, comme juge, va se placer au pied d’un bel arbre qui est au milieu du théâtre, avec deux Zéphyrs, et, que le reste, comme spectateurs, va occuper les deux côtés de la scène.

TIRCIS

Quand la neige fondue enfle un torrent fameux,

Contre l’effort soudain de ses flots écumeux 11 n’est rien d’assez solide;

Digues , châteaux , villes , et bois ,

Hommes et troupeaux à. la fois ,

Tout cède au courant qui le guide :

Tel , et plus fier et plus rapide , '

Marche LOUIS dans ses exploits.

TROISIÈME ENTRÉE DE BALLET

Les bergers et bergères du côté de Tircis dansent autour de lui, sur une ritournelle , pour, exprimer leurs applaudissements.

DORILAS. • '

Le foudre menaçant qui perce avec fureur L’affreuse obscurité de la nue enflammée ,

Fait, d’épouvante et d’horreur.

Trembler le plus ferme cœur;

.Mais, à la tête d’une armée,

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