SCÈNE I. — UNE BERGÈRE, chamanir
Votre plus haut savoir n’est que pure chimère, Vains et peu sages médecins ;
Vous ne pouvez guérir, par vos grands mots latins, La douleur qui me désèspére :
Votre plus haut savoir n’est que pure chimère.
Hélas! hélas! je n’ose découvrir Mon amoureux martyre Au berger pour qui je soupire ,
Et qui seul peut me secourir.
Ne prétendez pas le finir.
Ignorants médecins; vous ne sauriez le faire :
Votre plus haut savoir n’est que pure chimère.
Ces remèdes peu sûrs, dont le simple vulgaire Croit que vous connoissez l’admirable vertu ,
Pour les maux que je sens n’ont rien de salutaire; Et tout votre caquet ne peut être reçu Que d’un malade imaginaire.
Votre plus haut savoir n’est que pure chimère , Vains et peu sages médecins, etc.
Le thêiUre change et représente une chambre.
LE MALADE IMAGINAIRE