‹ Œuvres complètes de MolièreChapitre 502 sur 593 · SCÈNE I. — UNE BERGÈRE, chamanir · texte numérisé non relu

SCÈNE I. — UNE BERGÈRE, chamanir

Votre plus haut savoir n’est que pure chimère, Vains et peu sages médecins ;

Vous ne pouvez guérir, par vos grands mots latins, La douleur qui me désèspére :

Votre plus haut savoir n’est que pure chimère.

Hélas! hélas! je n’ose découvrir Mon amoureux martyre Au berger pour qui je soupire ,

Et qui seul peut me secourir.

Ne prétendez pas le finir.

Ignorants médecins; vous ne sauriez le faire :

Votre plus haut savoir n’est que pure chimère.

Ces remèdes peu sûrs, dont le simple vulgaire Croit que vous connoissez l’admirable vertu ,

Pour les maux que je sens n’ont rien de salutaire; Et tout votre caquet ne peut être reçu Que d’un malade imaginaire.

Votre plus haut savoir n’est que pure chimère , Vains et peu sages médecins, etc.

Le thêiUre change et représente une chambre.

LE MALADE IMAGINAIRE

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