SCÈNE XII. - BÉRALDE, ARGAN
BÉRALDE.
Hé bien, mon frère! qu’est-ce? Comment vous portezvous?
Ab ! mon frère, fort mal.
BÉRALDE.
Comment! fort mal?
ARGAN
Oui , je suis dans une faiblesse si grande , que cela n'est pas croyable.
BÉRALDE.
Voilà qui est fâcheux.
ARGAN
Je n’ai pas seulement la force de pouvoir parler.
BÉRALDE.
J’étois venu ici , mon frère , vous proposer un parti pour ma nièce Angélique.
ARGAN , parlant avec emportement, et se levant de sa chaise.
Mon frère, ne me parlez point de cette coquine-là. C’est une friponne, une impertinente, une effrontée que je mettrai dans un couvent avant qu’il soit deux jours.
BÉRALDE
Ah ! voilà qui est bien ! Je suis bien aise que la force vous revienne un peu, et que ma visite vous fasse du bien. Oh çà, nous parlerons d’affaires tantôl. .Te vous amène ici un divertissement que j’ai rencontré, qui dissipera votre cba-
DEUXIÈME INTERMÈDE
grin, et vous rendra Tame mieux disposée aux choses que nous avons à dire. Ce sont des Égyptiens vêtus on Mores, qui font des danses mêlées do chansons, où je suis sûr que vous prendrez plaisir; et cela vaudra bien une ordonnance de monsieur Purgon. Allons'.
SECOND INTERMÈDE
Le frère du Malado imaginaire lui amène, pour le divertir, plusieurs Égyptiens et Égyptiennes, vêtus en Mores, qui font des danses entremêlées de ehaiispns.