‹ Œuvres complètes de MolièreChapitre 587 sur 593 · ijjl · texte numérisé non relu

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POÉSIES DIVERSES

POESIES DIVERSES

STANCKS.

Souffrez qu’Amour cette nuit vous réveille;

Par mes soupirs laissez-vous enflammer;

Vous dormez trop, adorable merveille,

Car c’est dormir que de ne point aimer.

Ne craignez rien ; dans l’amoureux empire Le mal n’est pas si grand que l’on le fait :

Et lorsqu’on aime , et que le cœur soupire ,

Son propre mal souvent le satisfait.

Le mal d’aimer, c’est de vouloir le taire :

Pour l’éviter, parlez en ma faveur.

Amour le veut, n’en faites point mystère.

Mais vous tremblez, et ce dieu vous fait peur!

Peut-on souffrir une plus douce peine ?

Peut-on subir une plus douce loi?

Qu’étant des cœurs la douce souveraine,

Dessus le votre , Amour agisse en roi.

llendez-vous donc, 6 divine Amarante,

Soumettez-vous aux volontés d’Amour ;

.\imcz pendant que vous êtes charmante.

Car le temps passe et n’a point de retour *.

■ Om irot.ve ces alanccs à la page 201 de la piemioto parlie d'uii recueil ii.li- Itiie Uéliccs de la poe$ie gnlanle ; Jean Uiboii, IG65 ; elles sont signées Mo-

(Aiiiic Martin.)

ni.

POÉSIES ÜIVERSES.

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