ACTE III, SCËNE II
ACASTE
Je me flatte.
CL1TANDBE.
Sur quoi fonder tes conjectures?
ACASTE
Je m'ayeugle.
CLITANDRE
En as-tu des preuves qui soient sûres?
ACASTE
Je m'abuse, te dts-je.
CLITANDRE
Est-ce que de ses vœux Céliméne t'a fait quelques secrels aveux?
ACA8TF.
Non, je suis maltraité.
dLITANDRr.
Réponds-moi, je te prie.
ACASTE
Je n'ai que des rebuts.
CLITANDnE.
Laissons la raillerie.
Et me dis quel espoir on peul f avoir donné.
ACASTE
Je suis le misérable, et toi le fortuné;
On a pour ma personne une aversion çran(Te,
Et quelqu'un de ces jours il faut que je me pende.
CLTTANDnr.
Oh! çà, veux-tu, marquis, pour ajuster nos vœux, Que nous tombions d'accord d'une cliose tous (!eux? Que qui pourra montrer une marque certaine D'avoir meilleare part au cœur de Céliméne, L'autre ici fera place au vainqueur prétendu, Et le délivrera d'un rival assidu ?
ACASTE
Ah! parbleu! tu me plais avec un tel langage, Et du bon de mon cœur à cela je m'engage. Hais, chut.