IS
Nous ne continuions cet ofGce fidèle.
Et ne prenions grand soin de nous dire, entre nous.
Ce que nous entendrons, vous de moi, moi de vous.
ARSINOÉ
Ah ! madame, de vous je ne puis rien entendre; G est en moi que Ton peut trouver fort à reprendre.
CÉLIHÈNE.
Madame, on peut, je crois, louer et blâmer tout; Et chacun a raison, suivant Fàge ou le goût. Il est une saison pour la galanterie, Il eu est une aussi propre à la pruderie. Ou peut, par politique, en prendre le parti, Quand de nos jeunes ans l'éclat est amorti ; Cela sert à couvrir de fâcheuses disgrâces. Je ne dis pas qu'un jour je ne suive vos traces ; 1/âge amènera tout ; et ce n'est pas le temps, Madame, comme on sait, d*étre prude à vingt ans.
ARSINOÉ
Certes, vous vous targuez d'un bien foible avantage, Et vous faites sonner terriblement votre âge. Ce que de plus que vous on en pourroit avoir N'est pas un si grand cas pour s'en tant prévaloir ' ; Et je ne sais pourquoi votre aine ainsi s'emporte, Madame, à me pousser de cette étrange sorte.
CÉLIMÈNE
Et moi, je ne sais pas, madame, aussi pourquoi
On vous voit en tous lieux vous déchaîner sur moi.
Faut-il de vos chagrins sans cesse à moi vous prendre?
Et puis-je mais <)es soins qu ou ne va pas vous rendre ?
Si ma personne aux gens inspire de l'amour,
Et si Ton continue à m'offrir chaque jour
Des vœux que votre cœur peut souhaiter qu'on m'ôte,
ie n y saurois que faire, et ce n'est pas ma faute;
Vous avez le champ libre, et je n*empéche pas
Que, pour les attirer, vous n'ayez des appas.
ARSINOÉ
Hélas ! et croyez-vous que l'on se mette en peine De ce nombre d'amants dont vous faites la vaine, Kt qu il ne nous soit pas fort aisé de juger
^ A'Vsr pas un ti grand cat, dans le scua de : ii'e»t pas une si grande chose.